Urbanistic Noisemap
Critères de niveaux sonores associés à l'urbanisme
© Tisseyre & Associés
PROCEDE-BREVET 99 08039

Domaine d'application - Coeur technique de l'outil - Aide à l'interprétation de relevés sonométriques ponctuels
Aide à l'affectation du foncier - Exemples d'application


Centre ville de Montauban
Cartographie des critères de niveaux sonores maximums admissibles de nuit

DOMAINE D'APPLICATION

Cet outil est un système d'identification et de caractérisation des paysages sonores d'un site en fonction d'une typologie urbaine. A partir des critères suivant d'identification de l'urbanisme : Tissus urbains, Voie de Transport et de Distance, et pour un point déterminé du site, sont calculées les principales composantes du paysage sonore de jour et de nuit, et la valeur maximale admissible de niveau sonore attendu. Cet outil permet de définir la frontière au-delà de laquelle les populations exposées vont exprimer une gêne. Ces critères correspondent à ceux déterminés à partir des normes NFS 31010 et NFS 31110.

 

COEUR TECHNIQUE DE L'OUTIL

Sur la base de 1000 jours de mesures portant sur plus de 500 configurations urbaines rencontrées, a été réalisée la corrélation entre les différentes composantes sonores caractéristiques des 1000 jours de mesure de paysages sonores et la classification des tissus urbains et des voies de transport décrite ci-dessous.

Ainsi, les principaux indicateurs de niveaux sonores pris en compte dans Urbanistic Noise Map sont :

  • Niveaux Sonores Maximums Admissibles de Jour et de Nuit
  • Leq jour et nuit, L1, L10, L50 et L95 rattachés

 

AIDE A L'INTERPRETATION DE RELEVES SONOMETRIQUES PONCTUELS

Il est totalement utopique et surtout extrêmement dangereux de procéder à une caractérisation de niveaux sonores ambiants par un mesurage ponctuel éventuellement de nuit de 2h00 à 3h00 du matin, comme cela est souvent le cas.
En effet, une procédure visant à caractériser les niveaux sonores ambiants de cette manière ne prend pas en compte l'intégralité des composantes du paysage sonore en présence, et donc conduit à identifier le niveau sonore ambiant au niveau sonore du bruit de fond. La courbe ci-dessous montre le décalage existant entre critère de niveau sonore de nuit et bruit de fond (L95).

On peut voir le danger d'une telle classification de zone basée sur le seul bruit de fond : cela surestime de 5 à 20 dB(A) l'émergence potentielle du bruit émis par l'exploitation de l'installation concernée en regard d'un tel critère de niveaux sonores.
Cela peut conduire à une opinion de non-faisabilité pour l'exploitation ou l'insonorisation de l'installation, et donc faire conclure de façon erronée à une impossibilité de fonctionnement et d'exploitation de l'installation.


Opérations classées par types urbains

La comparaison des critères de niveaux sonores issus d'Urbanistic Noise Map et des mesures ponctuelles permet de vérifier la validité des observations.

 

AIDE A L'AFFECTATION DU FONCIER

Les composantes sonores caractéristiques des paysages sonores urbains et périurbains sont issues de la sommation du bruit des transports terrestres et aériens et du bruit émis par les activités humaines. Les sources sont nombreuses et multiples. Il est difficile de déterminer leurs composantes et ce, quel que soit le jour de l'année. Pourtant, la connaissance des composantes sonores des paysages sonores de nos urbanismes permet de connaître si l'implantation d'une voie de transport ou l'implantation de telle ou telle industrie, zone artisanale ou zone de loisirs, va entraîner des modifications de ces composantes sonores et donc, est susceptible de générer une gêne du voisinage (au sens de la loi sur le bruit de 1992).

Devant la complexité des paysages sonores, et vu l'impossibilité de procéder à des cartographies prévisionnelles du bruit dû à la totalité des sources sonores urbaines, des voies de transports et des activités humaines, il est apparu nécessaire d'avoir une approche globale et statistique du sujet grâce à Urbanistic Noise Map.

De l'identification de l'urbanisme découlent immédiatement les critères de niveaux sonores maximums admissibles dans l'environnement dans lequel se trouve l'observateur et ce, de jour comme de nuit.

Cette information liée à un Système d'Information Géographique permet à ce jour de procéder à des cartographies des critères de niveaux sonores maximums admissibles dans l'environnement : voir exemples ci-après.

 

EXEMPLES D'APPLICATION

Création d'un parc de loisirs naturascope à Loudun

L'application de la méthode UNM a permis d'établir la carte des critères de niveaux sonores maximums admissibles dans l'ensemble de l'environnement, tout autour de la zone concernée englobant les villages avoisinants.

A partir de cette carte de critères de niveaux sonores maximums admissibles, il est possible de superposer la carte prévisionnelle d'émission sonore (Leq) du Parc en activité.

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Implantation de la nouvelle usine EADS à Toulouse

Critères des niveaux sonores de jour et de nuit

L'application d'UNM a permis :

  • d'établir une carte de critères et ainsi d'élargir la visualisation de critères ponctuels issus de mesures qui sont toujours elles-mêmes ponctuelles.
  • de vérifier la validité des observations ponctuelles dans l'espace et dans le temps issues des campagnes de mesures et ainsi de procéder à un tri.
  • de visualiser l'évolution de ces critères en fonction de l'évolution de l'urbanisme, en l'occurrence le changement de gabarit de la voie de desserte en voie nationale.

Principales maquettes réalisées à ce jour :

Quartiers : Toulouse, Bordeaux, Nantes, Paris, Lyon, Villeneuve St Georges, Cannes Mandelieu, Bruxelles, Kiev, Chongqing, Pékin, Shanghaï.